Le Bonheur Conjugal ou L’Univers Fascinant de la Femme

Par Christine Dol

Il est un monde où la femme est sereine, aimante, respectée et chérie. Un monde où elle connaît le chemin du bonheur. Ce monde, c’est celui d’Helen Andelin. Cette épouse et mère américaine des années 1960 veut faire connaître sa découverte et demande à toutes les femmes de bonne volonté de se lancer dans ce voyage, et d’acheter un billet pour « l’univers fascinant de la femme »

Le trajet est relativement long – plus de 400 pages – mais comme beaucoup, il passe bien vite car vous vous installerez côté hublot afin d’admirer le Monde d’en haut, et ainsi, prendre du recul sur votre vie. Sa philosophie a tellement fasciné son mari, Aubrey Andelin, qu’il a, à son tour, écrit un ouvrage pour le bonheur de l’homme : « Une main de fer dans un gant de velours ».

Cet ouvrage s’adresse à toutes, plus précisément aux femmes mariées, ou souhaitant l’être. Tout le sujet du livre est d’apprendre à chaque femme à être heureuse en ménage, à rendre son mari heureux, et ses enfants heureux. Vaste projet à l’heure où le mariage n’est plus à la « mode ». Quoiqu’il en soit, Helen Andelin, grâce à ses très nombreuses lectures et à ses expériences (nous pourrions dire que son mari et son entourage ont été de véritables cobayes), est parvenue à la conclusion suivante : « une femme possède les clés de son propre bonheur ». Helen Andelin ne va pas seulement vous donner des conseils pour mieux vivre en couple, elle va changer la vision que vous avez de l’homme et de la femme, elle va vous amener à prendre conscience de votre pouvoir sur l’homme. Avec une démarche de générosité, vous allez vous atteler à comprendre les hommes, à savoir de quoi ils ont besoin, et ainsi vous allez être capable de vous faire aimer et d’exercer une influence immense sur votre mari, pour votre bien et celui des autres. « L’univers fascinant de la femme » va vous guider pour que vous puissiez devenir « la femme idéale », une femme qui fascine !! Ça fait rêver… mais ne vous méprenez pas, ce n’est pas de tout repos, car elle nous demande d’être véritable acteur de notre vie, d’agir comme si tout dépendait de nous.

Quelle est le plus grand désir de la femme ? Être aimée et chérie ! Mais la femme n’a-t-elle pas une trop grande tendance à attendre cet amour les bras croisés, telle une pestouille de princesse ? Et bien décroisez vos bras, remontez vos manches et essayez la méthode de « l’univers fascinant de la femme » (surtout si vous êtes malheureuse!!!), il n’y a, franchement, rien à perdre.

Le texte est disponible sur Internet : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/91/31/81/AvBenPerso/L-univers_fascinant_de_la_femme_ANDELIN.pdf

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Germaine Feron-Vrau (1869 – 1927)

GFV

Germaine Feron-Vrau, née Germaine Bernard, est un exemple édifiant parmi d’autres de la vie d’une fille et femme de directeur d’usine de la fin du XIXème siècle et début du XXème siècle.

De nombreuses femmes semblables à Germaine ont eu des comportements exemplaires et un dévouement extrême, elles sont le reflet de l’état d’esprit d’une société catholique très paternaliste qui règnait alors dans le Nord de la France, où beaucoup de chefs d’entreprise étaient très soucieux du bien-être de leurs ouvriers et où leurs épouses les secondaient activement dans leurs tâches de direction, très souvent accompagnées de nombreuses œuvres de charité. Germaine s’est adonnée à ces tâches ardues avec un dévouement héroïque, et a été particulièrement remarquée dans son entourage pour sa charité et son odeur de sainteté, ce qui lui a valu d’être immortalisée par Mgr H. Masquelier dans la biographie dont nous nous inspirons ici¹.

La famille de Germaine s’est installée dans la région de Lille en 1685. Son ancêtre Jean Bernard y a établi une cure à raffiner le sucre, industrie transmise sans interruption dans la famille jusqu’au début du siècle. Paul Bernard, le papa de Germaine, exploite donc l’usine familiale située à Santes. Il meurt très jeune alors que Germaine n’a que 4 ans. Paul Bernard déployait une activité intense au service des autres, particulièrement les plus démunis, dépensant avec générosité son temps, son énergie et une grande partie de sa fortune, aussi était-il très aimé dans son village. Longtemps après sa mort, on pouvait voir encore des ouvriers pleurer à genoux sur sa tombe.

C’est dans ce contexte familial que la petite Germaine grandit, entourée de ses 7 frères et sœurs. C’est une nature très vive, désordonnée et dissipée, mais toujours enthousiaste, serviable, débrouillarde, et surtout ayant une grande bonté naturelle, au point qu’on la surnomme « la bonne Ger ». Une petite cousine lui lance même un jour « méchante bonne Ger ! », après une dispute.

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