Intention de prière du mois de Septembre 2015

Chères lectrices,

Nous souhaitons démarrer en ce mois de septembre une chaîne de soutien par la prière en vous confiant en première intention notre très chère amie Bibiane, et son mari Bastien, qui traversent une grande épreuve.

Bibiane donnera bientôt naissance à leur premier enfant, un petit garçon qui se prénommera Raphaël et qui ne vivra certainement pas plus de quelques minutes/heures/jours en dehors du cocon qu’est le ventre de sa mère.

A travers elle, nous prions pour toutes les femmes qui ont perdu un enfant ainsi que pour tous les papas de ces enfants.

Voulez-vous prier avec nous ?

En vous remerciant,

les filles du Roi.

Le Cercle des Mamans Anonymes

J’entre. Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Ma copine de garderie – non pas que j’aille moi-même à la garderie mais nos enfants s’y retrouvent – m’a proposé de la rejoindre à une sorte de réunion-présentation sur le thème de l’éducation. Le bâtiment est immense : à tous les coups, je vais me paumer. Je monte au quatrième étage, je suis le bruit et la lumière. J’entre dans une grande salle : des chaises installées en cercle dont quelques-unes de libres, des femmes et une bonne quinzaine de sourires dans ma direction ; je commence à paniquer.

– « Bonjour, je vous en prie, prenez une chaise

– Merci, pardon du retard »

Mais qu’est-ce que je fais là ? Si ma copine de garderie n’était pas parmi la ronde de « réjouis de la crèche », je pourrais me croire dans un cercle d’alcooliques anonymes, catholiques évidement : pour être physiquement si optimiste, il faut être catho… ou avoir moins de 7 ans…

Mince, c’est mon tour, je dois y passer :

– « Bonjour, je m’appelle Christine, je suis mariée, j’ai deux enfants en bas âge, un garçon et une fille.

– Très bien ! Et pourquoi êtes-vous là ? Que recherchez-vous ?

– Eh bien, en fait, je ne sais pas ce que je fais là, je m’attendais à assister à une conférence sur l’éducation.

– Ah ! Pas du tout, nous allons créer des « Chantiers-Education »1 dans votre quartier ! Un Chantier est un groupe d’une petite dizaine de mamans ayant des enfants du même âge, il se retrouve une fois par mois autour d’un thème choisi. Les thèmes concernent les difficultés éducatives que les mamans rencontrent. Elles partagent leurs principes, leurs expériences, leurs coups durs et leurs réussites. Ainsi, chaque maman est soutenue, encouragée et conseillée dans son rôle d’éducateur. Tout le monde peut faire partie d’un chantier ! »

Un an plus tard…

Je me suis lancée. Je suis entrée dans un « Chantier ». Drôle de nom pour un groupe de mamans qui discutent assises autour d’une table souvent agrémentée de boissons et gâteaux ; et pourtant, réflexion faite, ce terme de chantier est opportun. L’éducation est un chantier. Nous étudions nos quotidiens, nos caractères, les défauts et les qualités de nos enfants, pour mieux les travailler et construire quelque chose de solide. Le travail avance souvent doucement, et nous devons changer nos plans en fonction des circonstances, des imprévus de la vie. Il est évident que les Chantiers-Education ressemblent davantage à un chantier médiéval qu’à celui du XXIe siècle : lenteur, remise en cause, évolution au gré de départ de certains maîtres d’œuvre et d’arrivée de nouveaux ouvriers, et un sens du détail flirtant avec l’art ! Le but n’est pas de construire rapidement, mais solidement, peu importe la durée des travaux, même si nous pouvons l’évaluer à une vingtaine d’année par enfant.

Au-delà de l’aspect purement éducatif, ces réunions apportent un soutien humain considérable : soutien moral, parfois amical, une oreille nouvelle et bien différente de celle de nos proches.

Les motivations pour intégrer un Chantier-Education peuvent être multiples : intérêt développé pour l’éducation, difficultés présentes ou anticipées avec les enfants, sentiment de solitude, d’incompréhension ou d’impuissance, besoin de liens sociaux, etc.

Pour beaucoup de femmes, ces réunions sont une réussite, une aide non négligeable, une bouffée d’air frais ! Le principe est simple et désormais bien rodé. Je le conseille à toutes ces mamans anonymes qui, parfois, ont le vertige à la pensée de leurs responsabilités.

Christine Dol

1 Les Chantiers-Education ont été créés en 1990 par des mamans particulièrement préoccupées par leur rôle de premier éducateur. Ils sont désormais un service des AFC (Associations Familiales Catholiques) mais le principe peut être repris par qui le souhaite pourvu que chaque Chantier respecte des règles précises préalablement établies.

Germaine Feron-Vrau (1869 – 1927)

GFV

Germaine Feron-Vrau, née Germaine Bernard, est un exemple édifiant parmi d’autres de la vie d’une fille et femme de directeur d’usine de la fin du XIXème siècle et début du XXème siècle.

De nombreuses femmes semblables à Germaine ont eu des comportements exemplaires et un dévouement extrême, elles sont le reflet de l’état d’esprit d’une société catholique très paternaliste qui règnait alors dans le Nord de la France, où beaucoup de chefs d’entreprise étaient très soucieux du bien-être de leurs ouvriers et où leurs épouses les secondaient activement dans leurs tâches de direction, très souvent accompagnées de nombreuses œuvres de charité. Germaine s’est adonnée à ces tâches ardues avec un dévouement héroïque, et a été particulièrement remarquée dans son entourage pour sa charité et son odeur de sainteté, ce qui lui a valu d’être immortalisée par Mgr H. Masquelier dans la biographie dont nous nous inspirons ici¹.

La famille de Germaine s’est installée dans la région de Lille en 1685. Son ancêtre Jean Bernard y a établi une cure à raffiner le sucre, industrie transmise sans interruption dans la famille jusqu’au début du siècle. Paul Bernard, le papa de Germaine, exploite donc l’usine familiale située à Santes. Il meurt très jeune alors que Germaine n’a que 4 ans. Paul Bernard déployait une activité intense au service des autres, particulièrement les plus démunis, dépensant avec générosité son temps, son énergie et une grande partie de sa fortune, aussi était-il très aimé dans son village. Longtemps après sa mort, on pouvait voir encore des ouvriers pleurer à genoux sur sa tombe.

C’est dans ce contexte familial que la petite Germaine grandit, entourée de ses 7 frères et sœurs. C’est une nature très vive, désordonnée et dissipée, mais toujours enthousiaste, serviable, débrouillarde, et surtout ayant une grande bonté naturelle, au point qu’on la surnomme « la bonne Ger ». Une petite cousine lui lance même un jour « méchante bonne Ger ! », après une dispute.

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Faire ta connaissance

Par Niko Everett

Quand j’avais 11 ans, j’étalais du maquillage sur mes jambes pour recouvrir mes taches de rousseur, parce que je les détestais et les trouvais moches.

Quand j’avais 15 ans, je vivais avec mon père et ma belle-mère et je mentais au sujet de ma mère. Elle était serveuse et vivait dans un tout petit appartement, c’était une ancienne toxicomane. Je mentais en parlant d’elle car j’avais trop honte de dire la vérité.

Quand j’avais 17 ans, je me mettais à genoux sur le sol de la salle de bains et me faisais vomir. Je voulais absolument être mince, j’essayais à tout prix d’être parfaite.

Quand j’avais 21 ans, je ne me rendais pas compte que j’inondais mon amie Julie de mes histoires, lui parlant de toutes les personnes que nous connaissions, lui disant à quel point ils étaient supers et combien leur vie était extraordinaire, combien je voulais leur ressembler, combien j’étais jalouse.

Un jour, ma chère amie Julie m’arrêta et me dit : « Niko, il faut que tu fasses ta propre rencontre ! » Quand elle me dit cela, quelque chose changea ; c’est comme si elle avait tenu un miroir face à moi et me montrait quelque chose de complètement différent de ce que j’avais pu voir jusque là. Elle me dit : « Niko, tu devrais être jalouse de toi-même ! Tu es courageuse, tu travailles dur, tu es résistante… si tu pouvais faire ta connaissance, tu t’apprécierais sûrement ! »

Mais cette image de moi s’enfuit aussi vite qu’elle l’avait peinte. J’étais vraiment troublée car l’image que j’avais de moi-même était celle d’une personne gênante, déplaisante, bizarre. J’aimais cette image qu’elle avait créée et je voulais la revoir alors je me suis donné pour mission de la reformer et de la faire durer.

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Lettre aux femmes

Alors que je priais, je me suis sentie inspirée par le Saint-Esprit d’écrire cette lettre, à un moment de ma vie où j’étais en convalescence. Puis, je me suis rendue compte que cette lettre n’était pas seulement pour moi mais pour toutes les femmes.

Dieu vous bénisse,

Crystalina Evertcrystalina

Pourquoi recherches-tu toujours l’approbation d’un homme ?

Pourquoi te demandes-tu sans cesse : « Suis-je assez belle ? Est-ce que je parais assez intelligente ? »

L’ombre du manque de confiance planant au-dessus de toi, tu essaies en permanence de te rendre intéressante aux yeux des autres. Et pendant ce temps, tu te trahis, en ignorant ton instinct. Ne te laisse pas diriger par la somme d’attention et d’approbation que tu reçois. N’aie plus honte de toi-même. Ta valeur ne peut venir de la personne avec qui tu es, de ce que tu portes ou de ce que les autres pensent de toi.

As-tu peur d’admettre ta propre valeur ? Gardes-tu ta vraie beauté, tes dons et tes talents si bien enfermés, cachés du monde, que même toi tu ne peux voir combien tu es merveilleuse ? As-tu peur de briller si fort que ta lumière effraie les autres et les éloigne ? Ne te cache pas de la personne que tu es vraiment par peur d’être abandonnée ou par peur des opinons négatives. Tu prends des miettes que t’offre le monde mais je t’ai donné tout ce dont tu avais besoin, au fond de toi. Chacun a une lumière différente et certaines brillent plus fort que d’autres. N’aie pas peur de ta propre lumière, car elle a été placée en toi afin que d’autres, aveuglés par leur propre obscurité, puissent voir ta lumière.

Pourquoi es-tu triste et effrayée ? Pourquoi te rabaisses-tu et cherches tu à estomper cette lumière ? Ta lumière a été créée pour briller et c’est son but. Ta Beauté – Beauté de Dieu – t’a été donnée pour de grandes raisons. L’obscurité a tenté d’éteindre cette beauté intérieure mais elle ne peut pas. Elle ne disparaîtra pas.

Parfois, tu laisses tes doutes prendre possession de toi, et tes pensées s’emballent. Mais avec l’amour de Jésus tu peux combattre n’importe quel défaut, n’importe quelle faiblesse ou malveillance dirigée contre toi. Il est temps de te relever, sans avoir peur de qui tu es. Accepte-le. Ne te rabaisses pas, ne te cache pas, car le pouvoir de mon amour et ma grâce seront toujours là pour te rattraper et te montrer la voie. Je te soutiendrai mais me laisseras-tu faire ?

Au fond de toi, tu sais qui tu es et ce que tu as à faire. Ne t’abaisses pas vers le monde, élève toi vers le ciel. Même s’il peut te paraître très loin, il est vraiment tout autour de toi. Le ciel te regarde, prie et t’encourage. Une armée entière d’anges et de saints veulent ta victoire dans tes batailles. Mais la plus grande de toutes les batailles sera contre toi-même. Sache qui tu es et ce que tu n’es pas.

Tu es la fille bien aimée de Notre Seigneur Jésus Christ, Lui qui est Dieu.

Lettre publiée en anglais sur le blog Women Made New

Ton premier amour

 par Bobby Blood

lys

Tu es Mon lys parmi les épines.

Je t’ai créée. Moi, l’amour, je t’ai créée. Ma chère fille, je veux que tu saches combien je t’aime. Cet amour dont je parle ne flétrit pas, et tu peux compter sur le fait que je pense à toi, à chaque instant. Pourquoi ? Tu me rends heureux. Je sais que tu fais des erreurs mais je t’ai vu te redresser vers moi encore et encore. N’aie pas peur de t’accrocher à moi quand tu tombes. Je te tiendrai fermement et te protégerai. Tu es forte. Tu es belle. Tu es à moi.

J’ai des plans parfaits pour toi.

Au milieu des difficultés de la vie, j’ai une mission pour toi. Une mission pour laquelle je ne me fie qu’à toi. Je l’ai écrite dans les désirs de ton cœur. Quand ce sera le moment, ton cœur s’embrasera d’une façon particulière et tu porteras beaucoup de responsabilités. Je vois les grands poids que tu portes pour le bien de Mon royaume, ils deviendront plus grands encore, et Mon amour aussi.

Tu amèneras beaucoup de gens à moi. Quand tu souris, je souris. Ta joie reflète Ma joie et Ma chère fille, cela incitera beaucoup de gens à me chercher en toi. Chaque jour tu me rappelles pourquoi j’ai porté cette croix. Je veux te voir au ciel pour l’éternité. Je veux t’aimer d’une façon que tu ne peux pas encore imaginer. Je veux que tu amènes beaucoup d’âmes avec toi. Tu as déjà fait grandir mon Eglise par ton existence.

Je partagerai ton cœur avec un autre.

Je t’aime et tu es à moi. Cependant, j’ai fait tes frères forts. Je leur demande chaque jour de me donner leur cœur pour être purifiés, afin qu’ils soient plus dignes d’être offerts pour toi. Ils feront des erreurs ; ils aimeront peu, mais ils essaient de montrer de l’amour à ma plus grande création, toi. Ne perds pas foi en eux car je travaille jour et nuit à rendre l’homme avec qui tu partageras ta vie saint et vertueux. Ne perds pas espoir.

Depuis le début des temps je t’ai aimée. Cet amour ne cessera jamais.

Dieu, ton Père.

P.S. Tu es assez.

Cet article est paru en anglais, sur le blog Made in His Image, le 17 septembre 2014.