« Essaye »

Maquille-toi

Mets du vernis

Frise tes cheveux

Cours un kilomètre de plus

Reste fine

Pour qu’ils t’aiment.

Est-ce qu’ils t’aiment ?

Sois sexy

N’aie pas peur, petite

Enlève ça

C’est ce que tu veux,

Trouver ta place

Pour qu’ils t’aiment.

Est-ce qu’ils t’aiment ?

Tu n’as pas à faire tant d’efforts

Tu n’as pas à tout donner

Tu dois juste te lever, te lever, te lever

Tu n’as pas à changer quoi que ce soit

Tu n’as pas à essayer, essayer, essayer… (x5)

Va faire du shopping

Au centre commercial

Atteins ta limite de crédit

Tu n’as pas à choisir

Achète tout

Pour qu’ils t’aiment.

Est-ce qu’ils t’aiment ?

Attend une seconde,

Pourquoi devrais-tu t’inquiéter

De ce qu’ils pensent de toi

Quand tu es seule

Avec toi-même

Est-ce que tu t’aimes ?

Est-ce que tu t’aimes ?

Tu n’as pas à faire tant d’efforts

Tu n’as pas à tout donner

Tu dois juste te lever, te lever, te lever

Tu n’as pas à changer quoi que ce soit

Tu n’as pas à faire tant d’efforts

Tu n’as pas à te courber au point de te briser

Tu dois juste te lever, te lever, te lever

Tu n’as pas à changer quoi que ce soit

Tu n’as pas à essayer, essayer, essayer… (x9)

Tu n’as pas à faire tant d’efforts

Tu n’as pas à tout donner

Tu dois juste te lever, te lever, te lever

Tu n’as pas à changer quoi que ce soit

Tu n’as pas à essayer, essayer, essayer… (x5)

Enlève ton maquillage

Laisse tes cheveux libres

Respire

Regarde dans le miroir

Regarde-toi

Est-ce que tu t’aimes ?

Parce que je t’aime

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filles du Roi

diadème

Qu’est-ce qu’une fille de roi sinon une princesse ? Combien de petites filles ont rêvé d’être, ne serait-ce que pour un instant, une princesse ? Et combien parmi elles ont abandonné ce rêve ?

Dans une biographie romancée de saint Ignace de Loyola[1], l’auteur raconte la conversion du saint. Elle imagine un dialogue entre ce jeune chevalier de la cour du roi Charles Quint, résolu à tout abandonner pour devenir un saint, et le diable :

« – Tu n’es qu’un orgueilleux, souffle-t-il maintenant à l’oreille du jeune homme. Tu veux devenir un saint ? Quelle exigence ! Un saint… il ne te faut rien de moins. Vanité, amour propre, désir de briller d’une autre manière, voilà ce qui t’inspire.

– Cette inspiration vient de Dieu, j’en suis persuadé, réplique Ignace.

– Elle vient de ta présomption, sans aucun doute.

– Nenni ! C’est Dieu qui me suggère cette noble ambition.

Chevalier du roi, n’est-ce pas déjà une noble carrière ?

– Je serai, désormais, chevalier du Roi »

Dans ce passage, l’inversion d’une majuscule suffit à changer la vie d’un homme. Il choisit de laisser sa place à la cour, la gloire et les honneurs qui s’y attachent pour suivre une nouvelle voie dans laquelle il s’apprête à suivre le plus grand des rois.

Au XVIIème siècle, le roi Louis XIV, agissant en qualité de tuteur, offrait une dot (draps, meubles, argent,…) à des jeunes filles, la plupart d’origine modeste, pour leur permettre de se marier et démarrer une nouvelle vie dans la colonie française d’Amérique de la Nouvelle-France. On a surnommé ces jeunes filles les « Filles du roi »

Aujourd’hui et à chaque instant, ce n’est pas un roi terrestre mais Dieu lui-même, Roi des rois, notre Père du ciel, qui offre à chacune d’entre nous, ses filles, non pas de l’argent ou des objets mais ses dons, temporels et spirituels, ainsi que les grâces nécessaires pour les faire fructifier, nous guider dans l’aventure de cette vie terrestre et nous conduire à la Vie éternelle.

Cependant, il ne veut rien accomplir en nous sans que nous le voulions aussi alors pourquoi ne pas réévaluer nos ambitions à l’exemple de saint Ignace? Pourquoi ne pas transformer un rêve d’enfant, celui d’être les « Filles du roi » en une réalité bien plus élevée, celle de devenir les « filles du Roi » ?

Nul besoin de tout quitter ou d’embarquer pour un autre continent, simplement de réaliser notre valeur, non pas en fonction de critères matériels éphémères mais au regard de la dignité attachée à notre nature humaine, telle que Dieu la voit, « parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime » (Isaïe, 43:4)

[1] CLEMENT Béatrice, Chevalier du Roi, Clovis, 1999

Faire ta connaissance

Par Niko Everett

Quand j’avais 11 ans, j’étalais du maquillage sur mes jambes pour recouvrir mes taches de rousseur, parce que je les détestais et les trouvais moches.

Quand j’avais 15 ans, je vivais avec mon père et ma belle-mère et je mentais au sujet de ma mère. Elle était serveuse et vivait dans un tout petit appartement, c’était une ancienne toxicomane. Je mentais en parlant d’elle car j’avais trop honte de dire la vérité.

Quand j’avais 17 ans, je me mettais à genoux sur le sol de la salle de bains et me faisais vomir. Je voulais absolument être mince, j’essayais à tout prix d’être parfaite.

Quand j’avais 21 ans, je ne me rendais pas compte que j’inondais mon amie Julie de mes histoires, lui parlant de toutes les personnes que nous connaissions, lui disant à quel point ils étaient supers et combien leur vie était extraordinaire, combien je voulais leur ressembler, combien j’étais jalouse.

Un jour, ma chère amie Julie m’arrêta et me dit : « Niko, il faut que tu fasses ta propre rencontre ! » Quand elle me dit cela, quelque chose changea ; c’est comme si elle avait tenu un miroir face à moi et me montrait quelque chose de complètement différent de ce que j’avais pu voir jusque là. Elle me dit : « Niko, tu devrais être jalouse de toi-même ! Tu es courageuse, tu travailles dur, tu es résistante… si tu pouvais faire ta connaissance, tu t’apprécierais sûrement ! »

Mais cette image de moi s’enfuit aussi vite qu’elle l’avait peinte. J’étais vraiment troublée car l’image que j’avais de moi-même était celle d’une personne gênante, déplaisante, bizarre. J’aimais cette image qu’elle avait créée et je voulais la revoir alors je me suis donné pour mission de la reformer et de la faire durer.

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Lettre aux femmes

Alors que je priais, je me suis sentie inspirée par le Saint-Esprit d’écrire cette lettre, à un moment de ma vie où j’étais en convalescence. Puis, je me suis rendue compte que cette lettre n’était pas seulement pour moi mais pour toutes les femmes.

Dieu vous bénisse,

Crystalina Evertcrystalina

Pourquoi recherches-tu toujours l’approbation d’un homme ?

Pourquoi te demandes-tu sans cesse : « Suis-je assez belle ? Est-ce que je parais assez intelligente ? »

L’ombre du manque de confiance planant au-dessus de toi, tu essaies en permanence de te rendre intéressante aux yeux des autres. Et pendant ce temps, tu te trahis, en ignorant ton instinct. Ne te laisse pas diriger par la somme d’attention et d’approbation que tu reçois. N’aie plus honte de toi-même. Ta valeur ne peut venir de la personne avec qui tu es, de ce que tu portes ou de ce que les autres pensent de toi.

As-tu peur d’admettre ta propre valeur ? Gardes-tu ta vraie beauté, tes dons et tes talents si bien enfermés, cachés du monde, que même toi tu ne peux voir combien tu es merveilleuse ? As-tu peur de briller si fort que ta lumière effraie les autres et les éloigne ? Ne te cache pas de la personne que tu es vraiment par peur d’être abandonnée ou par peur des opinons négatives. Tu prends des miettes que t’offre le monde mais je t’ai donné tout ce dont tu avais besoin, au fond de toi. Chacun a une lumière différente et certaines brillent plus fort que d’autres. N’aie pas peur de ta propre lumière, car elle a été placée en toi afin que d’autres, aveuglés par leur propre obscurité, puissent voir ta lumière.

Pourquoi es-tu triste et effrayée ? Pourquoi te rabaisses-tu et cherches tu à estomper cette lumière ? Ta lumière a été créée pour briller et c’est son but. Ta Beauté – Beauté de Dieu – t’a été donnée pour de grandes raisons. L’obscurité a tenté d’éteindre cette beauté intérieure mais elle ne peut pas. Elle ne disparaîtra pas.

Parfois, tu laisses tes doutes prendre possession de toi, et tes pensées s’emballent. Mais avec l’amour de Jésus tu peux combattre n’importe quel défaut, n’importe quelle faiblesse ou malveillance dirigée contre toi. Il est temps de te relever, sans avoir peur de qui tu es. Accepte-le. Ne te rabaisses pas, ne te cache pas, car le pouvoir de mon amour et ma grâce seront toujours là pour te rattraper et te montrer la voie. Je te soutiendrai mais me laisseras-tu faire ?

Au fond de toi, tu sais qui tu es et ce que tu as à faire. Ne t’abaisses pas vers le monde, élève toi vers le ciel. Même s’il peut te paraître très loin, il est vraiment tout autour de toi. Le ciel te regarde, prie et t’encourage. Une armée entière d’anges et de saints veulent ta victoire dans tes batailles. Mais la plus grande de toutes les batailles sera contre toi-même. Sache qui tu es et ce que tu n’es pas.

Tu es la fille bien aimée de Notre Seigneur Jésus Christ, Lui qui est Dieu.

Lettre publiée en anglais sur le blog Women Made New