Changer le monde

Nous lisons tous les jours dans la presse ce dont est formé le monde qui nous entoure ; guerres, violences, inégalités, chômage, pauvreté, maladies incurables, réchauffement climatique, crises en tous genre (économie, logement, société, etc.). Comment ne pas être déprimés voire suicidaires en refermant les pages d’un journal ou en éteignant le poste de télévision?

Nous sommes loin de rêver de vivre dans un champ d’arc en ciels au milieu de licornes mais il nous semble que ces évènements dont nous prenons connaissance au quotidien forment nos pensées, ou plutôt les déforment.

C’est la crise/C’est la guerre/C’est la catastrophe. Bien. Et alors, que fait-on? Que fait-on pour sauver ce pauvre monde ? Pour résister face à ce flot de problèmes très divers et très variés? Par où commencer?

Prendre le parti de ne pas avoir de télévision chez soi et de ne plus ouvrir de journal peut être reposant mais est loin d’être suffisant ; non seulement parce que l’information continuera d’arriver malgré ces mesures de précaution, mais encore parce que s’isoler ne peut pas être un but en soi.

Demandons nous donc d’abord ce que nous voulons pour cette Terre ? Pour les gens qui nous entourent ? pour cette société qui est la nôtre ? Que voudrions nous voir émerger à la place de ces guerres, violences, etc. ? Puisque « la nature a horreur du vide », il nous faut remplacer tout cela par autre chose ! Le pape saint Pie X disait « la force des mauvais, c’est la lâcheté et la faiblesse des bons ». Que pouvons nous faire pour changer les choses ?

– « Quel est le plus grand des commandements ? » demanda-t-on un jour à Jésus

– « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit » répondit-il. Puis il ajouta « Mais le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même »

Ainsi, l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont extrêmement liés. C’est le même précepte qui est véhiculé dans la parabole du Bon Samaritain, enseignée par Jésus ; Le Bon Samaritain, rencontrant au bord du chemin un homme qui avait été détroussé et frappé par des brigands, l’emmena avec lui jusqu’à une auberge où il lui fit prodiguer des soins et de la nourriture.

Le catéchisme de l’Eglise Catholique définit les oeuvres par lesquelles nous pouvons secourir les besoins corporels ou spirituels du prochain, ce sont les Oeuvres de miséricorde

Le mot Miséricorde vient du latin Miseri Cor Dare = Donner son coeur aux miséreux

Il s’agit donc de Donner, ou plutôt Se donner, par le coeur, à tous ceux qui en ont besoin.

Oeuvres de miséricorde corporelle

  1. Donner à manger à ceux qui ont faim
  2. Donner à boire à ceux qui ont soif
  3. Vêtir ceux qui sont nus
  4. Abriter les étrangers
  5. Soigner les malades
  6. Visiter les prisonniers
  7. Ensevelir les morts

Oeuvres de miséricorde spirituelle

  1. Conseiller ceux qui en ont besoin
  2. Instruire les ignorants
  3. Exhorter les pêcheurs
  4. Consoler les affligés
  5. Pardonner les offenses
  6. Supporter patiemment les personnes ennuyeuses
  7. Prier Dieu pour les vivants et pour les morts

Voici donc le programme qu’il nous est proposé de suivre dans le but très simple mais ambitieux de changer le monde !

Le catéchisme précise qu’il nous sera demandé un compte particulier de ces oeuvres au jour du Jugement alors faisons d’une pierre, deux coups, et chacune selon nos moyens, apportons nos petites pierres à cet édifice.

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